Mercredi 29 Juillet 2009, 01h03        Le cycle de la rencontre, dans mon monde
Si tu me sens décalé, c'est que je le suis. Je trouve ça beau d'avoir réussi à te conquérir sans costume ou rose entre les dents. Sans en avoir rajouté et sans même avoir essayé de me faire aimer. Tu me sens décalé. Les attentions sont présentes, les sentiments les suivent. Décalé dépend de tes références. Tes premiers pas dans mon monde n'ont pas été désagréables, avance encore un peu. Tu peux toujours sortir, ce n'est pas moi qui vais t'en empêcher, trop vécu pour ça.
Un drôle de conte quand même notre histoire. Je veux la garder sous la forme d'un espoir, que tu m'as donné. Garder les bons moments... Tous ? Impossible il y en a tellement. Ta présence parfois suffit à figer un sourire sur mes lèvres. Tes doigts parfois sont trop pour oublier qu'ils sont sur ma peau. Tes mots me manquent souvent, je les imagine murmurés à mon oreille comme un enfant.
Je n'étais pas forcément bien quand on s'est rencontré. Je ne sais pas si je le serais un jour. C'est le drame de ma vie : c'est le spleen de Baudelaire, le mal du siècle d'autres... « Appelle-moi comme tu veux, je suis avec lui. Pour toute sa vie. » Le voilà qui parle... Il est peut-être temps qu'il s'en aille, qu'il ne reste que nous.
Car toi... Tu es là, bien ancrée en moi... comme un bateau qui s'accroche à son port dans la tempête. Tu m'apportes de la lueur au creux des nuits, des envies lorsque je m'ennuie, des délires quand je n'en peux plus, des délices comme on n'en fait plus, comme je n'en connaissais plus, comme je n'en ai pas beaucoup vécus.
Toi... toi, toi, toi... tu es là, encrée en moi... comme la goutte superflue qui s'étale sur le papier, la goutte nécessaire sans laquelle on ne saurait dire si une lettre est réelle ou onirique, la goutte indispensable au germe de l'idée qui fait prendre en retour la plume et le papier.
Et moi... moi je vis avec mes fantômes et mes spleens, sans comprendre que notre histoire puisse les effacer. Mais je le vois bien que tout s'efface, et c'est tellement bon de se les laisser oublier. Tellement bon de te regarder sommeiller. Bon de te sentir à mes côtés. De sentir ta pensée. D'y penser.
La salvatrice de mes heures perdues, l'opposée de mes noirceurs d'âmes, la succube de mes idées perverses ou dérivantes... Et tu peux penser que je mérite de me faire soigner. Qu'importe si dans le fond j'arrive à me faire aimer.
   Lundi 29 Juin 2009        Ephémère Afrique
La vie là-bas
Jour sans lendemain
Tendre la main
Manger à sa faim ;
L'envie ici bas
Nuit sans amertume
La lumière se rallume
Pur jus d'agrume.
Une autre période
Encore un exode
L'épopée s'érode,
Demain est une ode,
Ils le savent,
Qui n'existe pas ;
Alors prends-moi
Apprends-moi
Lis-moi
Embrasse-moi
Ecris-moi
Câline-moi
Baise-moi
Caresse-moi
Vis-moi ;
Car eux le savent,
Ca n'attend pas.
   Lundi 25 Mai 2009        Imagine
Comme elle est douce
Quand je l'imagine,
Quand elle me pousse
Et joue sa divine
Présence pour
Nous faire oublier
Jusqu'au petit jour.
Comme elle est rousse,
Cette pudeur
Qui dicte sa frousse
A mon coeur,
Qui contre un mur
Pour prouver sa bravoure
Sans hésiter s'est élancée.
Comme elle est bleue
Cette veine énervée
Palpitante et vivante,
Elle va bientôt éclater.
Comme je suis rouge
De me sentir aimer.
Honte et glamour
M'ont envahit pour baiser.
Je veux me battre,
Je suis bien assez énervé.
Je peux tuer,
Je l'ai déjà pratiqué.
Ma vie n'est pas dure,
Et c'est dans le feu
Que je m'en irai.
Comme tu est douce
Que j'aime imaginer...
Que jamais tout cela
Ne sera réalité.
   20h58 Jeudi 26 Février 2009        Pour le black-out français
  
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   19h33 Dimanche 7 Février 2009        Passe
Ecrit sur l'album « Hobo » de Charlie Winston, en pensant au film « Seven pounds » entre autres choses.
L'homme est un rapace, avide de ce qu'il n'aura jamais, chassant une vie meilleure sans même essayer de comprendre ou d'apprécier la sienne.
L'homme est un lapin, chasser par la publicité, copulant sans complexe et sans comprendre que son égoïsme est tellement grand qu'il engendre la perte de sa déscendance sans même avoir assuré son propre et proche avenir.
L'homme est un rat, passe ton chemin hermite des collines, tu ne la trouveras pas cette perle rare qui mériterait ton don. Oublie-nous donc toi qui vivait si bien, détaché du monde normal et en harmonie avec le vrai. Chante et joue de tes instruments sublimes, seul tu es le plus heureux. Magnifie tes jours et élève tes pensées, tes jours et ta vie, bien au-dessus des nôtres, pauvres fous serviles assassinés par les villes. Je t'envie, preuve que ma vie est imparfaite. Que veux-je de plus que d'être comme toi ?
   22h22 Mercredi 28 Janvier 2009        Insomnie n° 6873
Ca fait deux heures que je tourne en rond alors que je sais ce que je devrais. Je passe d'une pensée à une idée alambiquée sans me laisser le temps de souffler. Ca fait des heures que j'oublie de domir ou de me nourrir, que le moindre besoin ou la moindre envie m'ont fui.
Ca fait désordre de ne même plus savoir comment vivre. J'envoie des courriels, je communique avec lui, avec elle. Ca fait des ordres qui passent et que je ne sais pas interpréter, ça y est je ne sais plus réfléchir.
Ca fait partie de moi et je te suivrai jusqu'à l'infini. Quelle belle phrase dans la bouche d'un junky. Ca fait patrie, tu es ma patrie et je te suis dévoué jusque dans mes insomnies.
       Le parfum de nos envies
Porter par un instinct primaire d'homo-consomus, j'ai pendant quelques minutes, une heure tout au plus, laissé tomber l'être civilisé habituel. En effet, je suis un homo-comunicus et la consommation en temps normal ne m'intéresse guère. Pourtant, cette fois j'ai craqué, comme appelé par des sirènes alléchantes, entraîné par la foule, emporté par le vent, porté par le courrant... J'ai acheté... De l'encens.
   00h59 Jeudi 15 Janvier 2009        Tant pis, m'envoler
Et rentrer chez moi, la tête dans les épaules, un dos de bossu formé par mon écharpe sous mon manteau ramassée. Oublier la soirée trop courte, les autres peut-être trop nombreux, le manque de franchise et les départs précipités. Avoir quand même la tête qui tourne et envie de chier, mais que ce soit bien la seule envie qui m'anime en cette fin de vie d'une nouvelle journée.
Et me plonger dans mon lit, frais mais douillet, essayer encore une fois d'y dormir sans y parvenir. Arriver à somnoler, à balader les idées qui tour à tour m'animent, me survivent ou m'envoient promener.
Et qu'il est tard et que j'aimerais dormir plutôt que de rentrer de soirée et d'avoir le vertige en voyant ma vie défiler, sous mes pieds, et au secours vainement m'appeler.
Et m'effeuiller comme un arbre l'automne. Sur le lit m'affaler. Avoir des fourmis dans les jambes et ne même pas vouloir m'en séparer.
Et vérifier mon réveil, me jeter dans les bras de Morphée qui ne parvient pas à me rattraper.
Et jeter des mots sur un téléphone, un papier ou un écran à peine rétro-éclairé.
Et boire quelques gorgées... Et fermer les yeux... Et m'envoler.
   Mardi 6 Janvier 2009        Spleen
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.